In memoriam : Ernest Monga (1955-2019)

le 13 septembre 2019 à 13:35
Pierre Lavallée

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Nous venons de perdre l’un des membres fondateurs de l’ASSQ…

Ernest Monga, professeur à l’Université de Sherbrooke depuis 1991, est décédé le 23 juillet 2019 à l’âge de 64 ans. Né au Cameroun en 1955, il avait fait ses études supérieures à l’Université de Montréal sous la direction du regretté Serge Tardif. Pédagogue hors pair, il a cosigné avec Sabin Lessard le manuel « Statistique : Concepts et méthodes, avec exercices et corrigés », publié en 1993 aux Presses de l’Université de Montréal. Longtemps membre de l’exécutif du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université de Sherbrooke (SPPUS), il a aussi été directeur de son département de 2010 à 2015. Entre autres réalisations, il a contribué à la fondation de l’Association des statisticiennes et statisticiens du Québec (ASSQ), dont il était membre honoraire depuis 2015. Il a en outre présidé le comité d’organisation du congrès de la Société statistique du Canada tenu à Sherbrooke en 1998. Ses étudiants garderont le souvenir d’un communicateur né, doté d’un grand esprit de synthèse. Sa jovialité et sa gentillesse proverbiales continueront d’habiter le cœur de ses collègues et amis.

Voici un témoignage de Luc Adjengue, collègue et ami d’Ernest :

Cher Ernest, c’est avec une grande tristesse que j’assiste aujourd’hui à ton départ prématuré. Te connaissant, je sais que tu as fait preuve de beaucoup de courage et de détermination dans ta lutte contre la maladie, comme dans tout ce que tu entreprenais. Tu étais un frère pour moi. Déjà au Cameroun, c’est ensemble que nous avons fait les démarches administratives pour venir étudier au Québec. Assis l’un à côté de l’autre dans l’avion, nous sommes arrivés un 31 décembre pour débuter nos études quelques jours plus tard à l’université. Nous n’avions alors pas grand-chose dans les poches, mais nous nous sommes serré les coudes pour tout. À deux, il nous semblait que rien n’était à notre épreuve, même le froid! Nous partagions alors logement, nourriture, livres, et même une vieille bagnole. À la fin de nos études, nos vies professionnelles nous ont quelque peu éloignés, mais nous n’avons pas manqué une occasion de nous rencontrer lorsque c’était possible. Chaque fois, nos discussions animées, ponctuées de ton rire légendaire, faisaient vibrer la maison. Tu resteras une inspiration pour moi, un exemple d’intelligence, de courage et de détermination. Avec le recul, je me rends compte que sans toi, mon parcours ne serait probablement pas le même. Ton amitié me sera précieuse à jamais. Tu vas me manquer, repose en paix.

Nos sincères condoléances à sa famille et ses amis.

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