21e journée conférence du Club des utilisateurs SAS de Québec

le 19 décembre 2016 à 19:00
dtalbot

Le 1er novembre 2016 se tenait à l’Université Laval la 21e journée conférence du Club des utilisateurs SAS de Québec. Je me souviens être allé à l’une des activités du Club SAS, il y a de cela plusieurs années, alors que j’étais étudiant au baccalauréat en statistique si ma mémoire est bonne. Je me rappelle que nous étions réunis dans un petit local du pavillon Alexandre-Vachon (ou était-ce Adrien-Pouliot?) de l’Université Laval et qu’il n’y avait qu’une vingtaine de participants. Je n’étais jamais retourné aux activités du Club SAS depuis ce temps. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que quelque 150 participants étaient présents lorsque j’ai participé à la journée conférence de novembre dernier! On nous a même assuré que cette journée avait battu le record canadien d’inscriptions pour un Club SAS!

 

J’ai été très agréablement surpris par cette journée. Puisque je ne suis pas un grand utilisateur de SAS (je l’utilise pour effectuer des analyses statistiques, mais je ne fais pas de programmation avancée avec SAS ou de gestion de bases de données), je m’attendais à ne pas être en mesure d’apprécier la majorité des présentations. Quelle erreur! Les présentateurs étaient dynamiques et avaient de grandes habilités à rendre au moins une partie du contenu de leur présentation accessible à un vaste auditoire.

 

Sans plus tarder, voici un bref résumé des présentations de la journée. L’ensemble des présentations est disponible sur le site web du Club SAS de Québec.

– Patrice Bourdages, conseiller sénior CGI, nous a parlé des dictionnaires de données en SAS. Ces dictionnaires peuvent être très utiles pour ceux qui gèrent ou qui utilisent simultanément plusieurs bases de données. Ils permettent notamment de connaître les librairies (libname) et les jeux de données auxquels on a accès ainsi que des informations par rapport à ces derniers.

 

– Nate Derby, Data scientist à Stakana Analytics, a effectué une présentation en anglais intitulée Guidelines for organizing SAS code and project files. Tel que le nom de la présentation l’indique, Nate nous a suggéré des façons d’organiser les fichiers sur l’ordinateur dans des dossiers pour faciliter leur utilisation subséquente. Il a aussi proposé d’utiliser des macros pour automatiser et faciliter la réutilisation de nos programmes SAS. J’ai trouvé que Nate était un présentateur hors pair, qui savait parfaitement s’adapter à son auditoire. L’humour dont il a fait preuve permettait de retenir l’attention du public. Par exemple, il nous a révélé qu’il aime bien laisser SAS faire son travail à sa place, mais qu’il faut tout de même faire attention à ne pas donner l’impression que notre travail est trop facile, sinon notre patron risque de nous donner plus de travail!

 

– Frédérick Guillot et Émilie Lavoie-Charland de Co-operators nous ont parlé des projets très variés auxquels ils ont travaillé. En particulier, ils ont discuté des projets de client-management où ils essaient de personnaliser les services aux caractéristiques des clients. Ils cherchaient notamment à savoir quels produits sont influents sur la décision d’un client de rester ou non, quand contacter un client pour le fidéliser et comment amener le client à rester.

 

– Nate Derby a effectué une seconde présentation nommée Maintaining formats when exporting data from SAS into microsoft Excel. Trois solutions principales pour ce faire ont été proposées, chacune avec ses avantages et ses inconvénients.

 

– J’ai personnellement présenté L’Estimation de l’effet d’une exposition cumulée avec les modèles structuraux marginaux. Ces modèles causaux relativement nouveaux peuvent facilement être implantés avec SAS à l’aide de procédures usuelles et permettent d’estimer l’effet d’un régime d’exposition, par exemple une exposition cumulée, contrairement aux modèles statistiques plus classiques.

 

– Jacinthe Leclerc, infirmière et candidate au doctorat en sciences pharmaceutiques/pharmaco-épidémiologie a effectué une présentation nommée Séries chronologiques et régressions segmentées en pharmaco-épidémiologie. Il s’agissait d’une application visant à évaluer si les médicaments génériques peuvent induire d’avantage de complications de santé que les médicaments d’origine en comparant la situation avant et après l’introduction des génériques. Une autre présentation très intéressante, et un peu inquiétante aussi, puisque les résultats suggèrent que les génériques ne sont pas aussi équivalents aux médicaments d’origine qu’on le croirait!

 

– Jean Hardy, de Services Conseils Hardy, a effectué un atelier de résolution de problèmes. Il s’agit d’une nouvelle idée qui était expérimentée pour de futurs Clubs SAS. L’idée est que les membres envoient des questions aux organisateurs et qu’un panel de bénévoles choisisse certaines de ces problèmes pour présenter des solutions potentielles au prochain Club SAS.

 

– Finalement, Molière Nguile-Makao, biostatisticien senior au CHU de Québec – Université Laval, a effectué une présentation concernant l’imputation multiple à l’aide de SAS 9.3. En plus d’introduire les notions théoriques de base concernant les données manquantes et l’imputation, il a présenté des exemples de syntaxe pour effectuer l’imputation avec PROC MI et pour analyser les données imputées avec PROC MIANALYSE.

 

En somme, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’une journée intéressante et instructive. Je vous recommande fortement de faire un tour à un prochain Club des utilisateurs SAS si vous en avez l’occasion.

 

Denis Talbot

 

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