Portrait de membre – Pierre Lavallée

le 12 mai 2014 à 22:55
dtalbot

Détenteur d’un baccalauréat en mathématiques combiné à une mineure en informatique, d’une maîtrise en statistique et d’un doctorat en théorie des sondages, monsieur Pierre Lavallée pratique le métier de statisticien depuis 1985. Dans ce portrait, il nous fait non seulement part de son cheminement de carrière, mais il nous explique aussi de quelle façon il a contribué au milieu de la statistique.

Depuis près de 30 ans, M. Lavallée exerce la profession de méthodologiste d’enquête chez Statistique Canada. Au cours de sa carrière, il a travaillé sur divers types d’enquêtes, par exemple des enquêtes économiques, agricoles, sociales, financières, d’indices de prix, par panels ou avec des données administratives. Petit à petit, M. Lavallée a gravi les échelons, passant de MA03, soit méthodologiste junior, à MA07 en devenant directeur adjoint. Après cinq ans à œuvrer dans le domaine des enquêtes sociales, il se concentre maintenant principalement sur les enquêtes auprès des entreprises : registre des entreprises, financement des industries, etc. M. Lavallée fait également beaucoup de consultations méthodologiques et participe activement au sein de divers comités techniques.

L’application de la théorie

M. Lavallée croit que la capacité d’application de la théorie est quelque chose que chaque statisticien devrait être capable de faire : « La statistique n’existe pas par elle-même, elle est un outil pour calculer des choses ou en prédire d’autres. Lorsque l’on possède seulement les chiffres, nous n’avons rien. Si un statisticien n’est pas capable d’appliquer la théorie, il ne pourra pas être apte à produire quelque chose seulement qu’avec ces chiffres ». L’homme se dit d’ailleurs passionné par la théorie des sondages et l’aspect mathématique qui y est lié.

Un lien particulier avec l’Europe

M. Lavallée a souvent eu à collaborer avec des statisticiens qui se trouvent en France et ailleurs en Europe, en ayant par exemple travaillé avec l’École Nationale de la Statistique et de l’Analyse de l’Information (ENSAI) et l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (INSEE). En plus de s’occuper des rapports de pays pour l’Association Internationale des Statisticiens d’Enquête, il donne des cours sur des enquêtes par panels un peu partout en Europe. Mais ce lien avec l’Europe ne s’arrête pas là. M. Lavallée a fait sa thèse de doctorat à l’Université Libre de Bruxelles où il a développé le sondage indirect : « Si je suis quand même assez connu un peu partout à travers le monde, c’est surtout grâce au sondage indirect. Tout ce qui a été fait par la suite, soit après ma thèse, découle de cela ». (N.D.L.R. : plusieurs publications sur le sondage indirect existent, dont celle-ci, à la page 165, qui est accessible gratuitement sur le site Web de Statistique Canada)

La surabondance de données : un phénomène en expansion

Quand on lui demande comment il voit l’avenir dans le domaine de la statistique, Pierre Lavallée répond que l’on passe peu à peu du problème de l’obtention de petits échantillons de données à une surabondance de données. Le problème est qu’il faut non seulement savoir quoi faire avec cette quantité importante de données, mais qu’il faut également conserver un esprit de rigueur dans le traitement statistique de ces données. Si les futurs statisticiens ne font pas attention, cela risque de devenir un problème.

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