Un après-midi au Musée!

le 1er février 2014 à 10:37
dtalbot

Quelque 44 statisticiens du Québec ont passé, non pas une nuit au Musée, mais un après-midi prolongé au Musée… du Québec ! Le très officiel Musée national des Beaux-Arts du Québec fut le lieu de notre rencontre par excellence cette année, malheureusement quelques jours avant l’ouverture de l’exposition des œuvres d’Alfred Pellan.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, il semble que personne n’ait erré dans les salles ni rapporté de rencontres surréalistes! Après un accueil de la présidente Nathalie Madore, les membres ont plutôt eu le plaisir d’assister à une série de conférences captivantes, et ce, bien sagement installés au salon Paul-Rainville, avec comme maître de cérémonie Éric Lacroix. Nous étions bien sages mais nous ne savions pas ce qui nous attendait ni qui nous surveillait!

Thierry Duchesne de l’Université Laval a d’abord présenté un cours accéléré sur l’analyse des durées de vie. Il a exposé les concepts de base et fait les liens avec les modèles connus. En bon professeur, il nous a d’abord ramené à notre cours de probabilité et présenté la théorie propre à cette spécialité. Un premier exemple choisi judicieusement, la probabilité qu’un bébé meure au temps t, nous a tenus bien alertes pour la suite de sa conférence! Par son langage passionné, il nous a présenté plusieurs concepts qualifiés de « génial », nous a parlé du génie de Cox et a fait beaucoup de liens avec des méthodes connues. Ce fut un cours condensé, mais invitant à en connaître plus sur cette méthode. Ça vous intéresse? STT-7130!

Nous avons ensuite appris qu’il n’y a pas que Jean-Marie de Koninck qui milite pour la sécurité routière, Mario Montégiani de la SAAQ en a également beaucoup à dire sur le sujet et sait comment sensibiliser son auditoire! Il a amorcé sa présentation avec une vidéo choc sur la sécurité routière venant d’Australie, digne d’un film d’action. Les yeux de l’auditoire étaient rivés sur l’écran, l’effet recherché a été obtenu. La suite de sa présentation s’est avérée plus douce, heureusement, faisant un bon survol des statistiques et des indicateurs que produit un statisticien dans ce milieu permettant notamment d’établir le bilan routier annuel. Malgré plusieurs tendances positives mentionnées dans les statistiques présentées par Mario au cours des années, cette conférence a porté à réflexion et probablement donné l’envie à plusieurs de retirer les clés à leur ado!

Après la pause ayant permis des échanges et retrouvailles, Jean-François Plante de HEC Montréal nous a amené vers une autre prise de conscience : les données que nous générons comme consommateurs dans une journée et comment elles sont captées par différents moyens pour le bénéfice, notamment, de la recherche marketing. Sa présentation fut très imagée et colorée, avec Big Brother en toile de fond. La recherche sur Google le matin, le cellulaire dans nos poches, même fermé, qui permet de capter nos déplacements de la journée, les différents achats avec carte de fidélisation, les jeux en ligne captant nos habitudes… toutes ces informations peuvent être scrutées et modélisées. Les nombreux défis de cette spécialité qu’est l’intelligence d’affaires ont également été présentés. Voir le résumé dans le contexte du Congrès de l’ACFAS.

Pour clore la partie conférences, Jean-Paul Isson de Monster Worldwide a su captiver l’auditoire par la présentation dynamique de son expérience personnelle en intelligence d’affaires et comment le statisticien peut aider les entreprises à tirer partie du Big Data. Nous avons notamment appris que Hal Varian, économiste en chef chez Google, aurait dit qu’un emploi de statisticien est The sexiest job of the 21st Century. Les piliers du succès dans cette discipline ont été exposés à partir de l’expérience du conférencier. À ce titre, on peut se référer à son livre sur le sujet : Win with Advanced Business Analytics: Creating Business Value from Your Data.

M. Isson a renchéri sur les propos de Jean-François Plante quant aux défis de l’intelligence d’affaires, qui sont énormes, en nous donnant un ordre de grandeur des informations qui sont emmagasinées et de ce que ça prend comme serveurs pour traiter ces données ! Depuis que Big Data est là, Big Brother aura de quoi s’alimenter. Pourvu qu’il ait une bonne digestion… en tout cas, son estomac ne s’ennuiera pas !

Pour obtenir plus de détails sur la présentation de cette activité : http://www.association-assq.qc.ca/AGA/Colloque2013_Inscription.pdf

Lise Charette, secrétaire

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