Portrait de membre –Gilles Therrien

le 29 septembre 2013 à 18:11
dtalbot

Débutant sa carrière en 1977, Gilles Therrien a beaucoup contribué au milieu du sondage. En plus d’avoir collaboré au sein de ministères et organismes, il est l’un des cofondateurs de la maison de sondage SOM, dont il est actuellement vice-président. À travers ce portrait, M. Therrien nous fait part de ses expériences et nous explique comment le milieu de la statistique a évolué et changé depuis ses débuts.

Cela fait tout près de 36 ans que M. Therrien exerce la profession de statisticien. Il a surtout travaillé dans le domaine du sondage, mais a aussi touché à l’analyse de données et à l’échantillonnage. Lorsqu’il a entrepris sa carrière en 1977, il a travaillé environ un an au sein de l’ancien ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche. Par la suite, M. Therrien a été employé des Caisses Desjardins et effectuait notamment de l’analyse financière. Il a ensuite travaillé pour le ministère de la Santé et des Services sociaux jusqu’en 1983. À partir de cette même année, jusqu’en 1986, M. Therrien a été consultant pour une maison de statistique avant de fonder, en février 1986, la firme SOM en collaboration avec quatre partenaires. Aujourd’hui, SOM est l’une des plus importantes maisons de sondage au Québec, où plus de 400 projets de recherche sont produits chaque année.

Des changements importants

Quand on lui demande quelle est la qualité la plus importante pour un statisticien, M. Therrien affirme qu’il s’agit certainement de la rigueur. Il soutient que puisque la statistique est une branche des mathématiques, il est évident que l’on œuvre dans un secteur très cartésien, où la rigueur est de mise. D’ailleurs, l’homme trouve que cette qualité fait quelque peu défaut aujourd’hui. M. Therrien affirme qu’à ses débuts il existait une certaine formalisation et que les règles qui entouraient cette formalisation devaient être suivies méthodiquement. Il se souvient notamment que cette rigueur était indispensable au sein de Statistique Canada et de Gallup.

L’avenir du métier

M. Therrien demeure perplexe quant à l’avenir de la profession. « À mon avis, le besoin est encore là. Mais je crois que dans le domaine du sondage, l’aspect statistique est plus en veilleuse pour mettre l’accent sur le paraître, sur ce qui est vite fait. C’est un effet de balancier en quelque sorte. » Il croit tout de même que le milieu de la statistique est un secteur où la demande sera toujours présente et, par le fait même, qu’il y a beaucoup de possibilités pour les futurs statisticiens.

Retour à la table des matières

FacebookTwitterGoogle+LinkedIn