Retour sur le golf de septembre 2011

le 16 février 2012 à 11:40
dtalbot

Le matin du 10 septembre, aux quatre coins de la province, 18 golfeurs se préparent fébrilement, chacun selon son rituel, à vivre une autre classique annuelle ASSQ qu’ils espèrent mémorable. Tous quittent bien tranquillement leur domicile, le cœur léger, sachant fort bien qu’ils n’auront pas à se soucier de la météo, les prévisions ne pouvant être plus favorables que ce qu’elles sont ce jour-là. Arrivent donc une à une au prestigieux golf de Plessisville les rutilantes voitures des participants inscrits. « Mais où sont donc les valets parking? » se disent-ils tous, les uns après les autres. « Ne sommes-nous pas attendus ? » Faisant fi de cet affront du club hôte (on ne peut pas tout avoir bien sûr pour 25$, golf et voiturette électrique incluse), les compétiteurs ne se laissent pas déstabiliser, préférant garder leur concentration pour le duel à venir…et quel duel ce sera.

Selon une formule tellement tordue que même Einstein y perdrait son latin, les compétiteurs sont lâchés dans la fosse aux lions de sable et offerts en pâture aux 18 trous, tous plus féroces les uns que les autres. Et avec comme seule arme, tout de même, quatorze bâtons pour catapulter les boulets balles au fond des trous. Et pour ceux qui manqueraient de « visou », cinquante pieds de ficelle enroulés maladroitement autour d’un rouleau de papier de toilette. « Mais à quoi joue-t-on?» se disent, incrédules, les participants médusés.

Mais au golf pardi! C’est bien simple : les pieds de ficelle viennent au secours des coups roulés manqués. Un coup manqué de dix pieds devenant une réussite en sacrifiant dix des cinquante pieds de ficelle distribués aux quatuors. Pour ajouter un certain défi, chaque groupe doit donc prévoir son score final le plus précisément possible et ramener le moins long de corde possible à la fin de la partie. Pardon? C’est quoi ce nouveau règlement? On venait ici pour se détendre et oublier les soucis de semaine et voilà qu’il faut se faire aller les méninges au lieu de jouer une petite partie bien tranquille.

Les joueurs ont accepté de jouer le jeu et cette nouvelle formule est même devenue rapidement le sujet de conversation de la journée. Une chance, puisque la journée mémorable souhaitée le fut réellement, mais pas pour les raisons attendues. Malheureusement, les joueurs ayant été jumelés à un autre groupe en tournoi, il aura fallu environ quatre heures pour négocier les onze premiers trous. Mais, la bonne compagnie et la saine camaraderie aidant, il fallait prendre le tout en riant et c’est ce que tous ont fait. Les sept derniers trous se sont heureusement joués à un rythme plus normal. Le tout s’est terminé dans un resto sympathique, mais moins gastronomique qu’anticipé, malheureusement. L’ambiance feutrée du salon privé qui nous était réservé a favorisé des échanges bien nourris (pour ne pas dire mieux nourris que les participants), ce qui clôturait la journée en beauté.

Retour à la table des matières

FacebookTwitterGoogle+LinkedIn