Séminaire de statistique, Université Laval, 6 octobre 2011

le 2 octobre 2011 à 21:50
Jean-Francois Plante

Le jeudi 6 octobre 2011, à 13 h 30, en la salle 2512 du pavillon Adrien-Pouliot

Modèles d’analyse simultanée et conditionnelle pour évaluer les associations entre les haplotypes des gènes de susceptibilité et les traits des maladies complexes
Latifa Elfassihi, Direction générale de la santé publique, ministère de la Santé et des Services Sociaux

Les maladies complexes sont des maladies multifactorielles dans lesquelles plusieurs gènes et facteurs environnementaux peuvent intervenir et interagir. Les études d’association par haplotypes donnent parfois une meilleure puissance pour détecter l’association. La majorité des méthodes développées jusqu’à présent ne permettent cependant pas d’évaluer les interactions entre les haplotypes de deux gènes et celles qui le permettent présentent des restrictions, comme l’utilisation du phénotype de la maladie en dichotomique (présence ou absence de la maladie), ou encore n’ajustent pas pour les facteurs environnementaux.

Les travaux effectués dans le cadre de ce projet de recherche traite cette problématique en deux volets : méthodologique et pratique. Sur le plan méthodologique, elle rapporte une nouvelle méthode statistique pour évaluer l’effet conditionnel d’un deuxième gène sachant l’effet du premier. Une étude de simulation a été effectuée pour confirmer sa validité. En présence d’un effet d’interaction entre les haplotypes de deux gènes avec ou sans effets marginaux, les résultats de l’étude de simulation ont montré que la nouvelle méthode a plus de puissance pour détecter l’association et donne une estimation plus précise des effets comparativement aux méthodes alternatives. Sur le plan pratique, l’approche de la cartographie fine avec réplication dans un échantillon indépendant a été mise à profit pour raffiner l’étude de deux gènes candidats de l’ostéoporose.

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