Séminaire de statistique, Université Laval, 3 février 2011

le 28 janvier 2011 à 17:47
Jean-Francois Plante

Le jeudi 3 février 2011, à 13 h 30, en la salle 2500 du pavillon Adrien-Pouliot

Analyse fréquentielle non-stationnaire des extrêmes hydrométéorologiques
Taha Ouarda, Institut national de recherche scientifique

On discutera de l’analyse fréquentielle des variables hydrométéorologiques dans un cadre de changement. Un modèle Bayésien qui permet d’exprimer les paramètres comme fonctions de différentes covariables est présenté. On discutera ensuite de la modélisation des oscillations non-stationnaires des variables et des indices climatiques. D’un intérêt particulier est la modélisation du lien entre les variables climatiques et les extrêmes hydrologiques. Puisque les indices climatiques et les variables hydrométéorologiques associées contiennent des processus oscillatoires non-stationnaires, il serait utile de pouvoir décomposer les oscillations non-stationnaires intrinsèques en un nombre fini de composantes. Ces composantes pourront ensuite être utilisées pour prédire l’évolution future du climat et des extrêmes hydrométéorologiques et pour alimenter les études d’analyse fréquentielle. En partant d’études effectuées sur les composantes des apports naturels au système des Grands Lacs d’Amérique du Nord, on montre l’importance d’utiliser les modèles de processus non-linéaires et non-stationnaires pour la modélisation des variables hydrométéorologiques. On propose ensuite un modèle qui permet d’extraire les oscillations non-stationnaires des variables hydrométéorologiques en utilisant une approche de décomposition. Les aspects théoriques sont présentés, suivis par des applications à différentes variables d’intérêt. Les résultats indiquent que les approches proposées permettent de bien modéliser les patrons d’évolution à long terme.

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